JB Vatelot
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Un projet de classe

Le labyrinthe à remonter le temps

Tout sur Toul !

lundi 1er mars 2004

Pour mener à bien leur projet de classe, les élèves de Sixième Arts et Culture se sont plongés dans les méandres de Toul, une ville labyrinthique. Visite guidée et explications sur le profond passé d’une ville en spirale...

Pour réaliser notre projet du Labyrinthe à remonter le temps, notre classe a dû se plonger dans l’histoire de la ville de Toul. Un premier repérage a eu lieu au mois d’octobre dans les rues de la vieille ville, où nous avons pris des photos (humides, les photos, voyez vous-même !) et une seconde visite en compagnie de Mlle Lafay qui travaille à la Mairie de Toul et qui par ses connaissances et son dynamisme a su nous faire découvrir la richesse du patrimoine de notre ville.

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Des portes qu’il faut pousser

Une leçon d’histoire

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Début du voyage temporel

En retenant la maximum de choses (et il y en avait à retenir ce jour-là), nous avons compris qu’une ville était la somme des années passées, et que les strates accumulées étaient autant d’histoires d’hommes et de femmes ayant vécu à d’autres époques. Des histoires riches d’enseignement, de grands faits et de détails dérisoires. Une histoire qui, quelque part, est un peu la nôtre. Petite revue d’une longue liste d’évènements, vue par le petit bout de la lorgnette, par le prisme déformant de notre classe :

« Mlle Lafay nous a expliqué notamment que la cathédrale avait brûlé car le vent avait poussé le feu sur l’orgue en bois. On avait construit des fortifications pour protéger la cathédrale des invasions. L’actuel office du tourisme était à l’époque le palais de l’évêque. Il y avait dans la rue qui qu’en grogne, des gens qui grognaient à cause des remparts qui gâchaient la vue. Dans la rue des tanneurs, il y avait des tanneurs qui tannaient de la peau de moutons dans de l’urine, et dans la rue de la petite boucherie, il y avait (bien sûr) des boucheries. Dans cette rue particulière, on pouvait voir sur certaines maisons des têtes sculptées dont l’ une était la tête de Bacchus, le dieu de l’ ivresse et du vin. Au temps des gallo-romains, on a construit un mur pour protéger la ville des barbares. Il contenait plusieurs matériaux dont des tuiles, des bouts de pierres... Ce mur est un vestige du temps passé qui ne doit pas disparaître mais il semblerait malheureusement que peu de gens s’en soucie. »

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La ville et son modèle

Suivez le guide !

Pour plus d’explications, et pour comprendre la démarche qui guide notre projet, nous avons besoin d’en savoir plus, de nous imaginer à une autre époque, nous projeter dans le temps. Marchons à reculons dans le labyrinthe du temps :

- La cathédrale a été reconstruite à partir d’une construction romane datant du Xe siècle. C’est un chantier qui dura plus de 300 ans et qui commence en 1221. La façade gothique flamboyante fut terminée en 1460. Pendant la dernière guerre, la cathédrale fut incendiée et la tour droite dut être presque entièrement reconstruite.

- La rue Michâtel correspond à l’ancienne voie romaine (LYON à TREVES). Cette rue, dont le nom et le tracé n’ont jamais varié au cours des siècles, date de la construction vers l’an 270 de la ville romaine dont elle constituait le cardo (axe nord-sud dans un camp ou une ville à l’époque romaine. A la croisée du cardo et du decumanus, on trouvait généralement le forum. Lorsqu’il y a plusieurs axes du même type dans une ville, on distingue le plus important par la dénomination cardo maximus). Son nom "mediocastri" lui vient du fait qu’elle partageait en deux le castrum, c’est à dire l’ensemble ville-fortifications.

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Une visite très poussée


- Le nom de la rue qui qu’en grogne inspire tous les commentaires possibles, mais pourtant une seule explication suffit. Au Moyen-âge, la formule très expressive « qui qu’en grogne » était la réponse couramment usitée par l’auteur d’un acte quelconque à ceux qui élevaient une protestation contre cet acte même. Il est arrivé que des édifices, bâtis malgré l’opposition de tiers, aient été nommés « qui qu’en grogne » par leurs constructeurs, en manière de défi aux contestataires. C’est ainsi, en effet, qu’ à Toul, peu après 1278 , les "citains" élevèrent malgré les récriminations de l’Evêque Conrad Probus une tour qui dominait son palais et qu’ils baptisèrent donc la "qui qu’en grogne ". Elle occupait un angle des remparts vers le milieu de la rue actuelle et subsista jusqu’en 1740.

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Des noms familiers ?

- La rue des tanneurs tire son nom, comme beaucoup d’autres rues d’ailleurs, des artisans qui habitaient cette rue et qui tannaient les peaux dans l’Ingressin qui coulait à ciel ouvert. C’est dans cette rue que l’on trouve la Maison des Têtes, c’est-à-dire des sculptures au dessus des fenêtres, dont une représentation de Bacchus, le Dieu du Vin.

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La Maison aux Têtes

- Les bouchers de la ville habitaient la rue de la Petite Boucherie. Ils importaient de la viande et élevaient des troupeaux, notamment des moutons, qui offraient la viande la plus consommée et la moins chère (les bêtes étaient parquées rue des Moutons).

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La recherche historique avec des bottes

- L’enceinte gallo-romaine date du IV° siècle, ce qui ne nous rajeunit pas, pas plus que cette brave ville de Toul. Quelques restes subsistent encore de cette époque reculée. Un servant de base à un mur de St Gengoult et un autre, bien caché, se trouvant derrière la Place des Trois Evêchés.

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Un mur ? Non, un mur gallo-romain !

La visite fut bonne et instructive, comme on dit...
Le projet se poursuit actuellement avec l’artiste pour réaliser et produire nos travaux, alors surtout n’oublions pas le guide, sans qui ce voyage temporel n’aurait pas été possible. Merci et à bientôt !

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Un cours d’histoire à ciel ouvert

Voir en ligne : Pour en savoir un peu plus sur l’histoire de Toul


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Directeur de publication : David Ridel