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Lycéens au Cinéma : Quelques bobines de culture

lundi 4 juin 2012 par Emilien Martin

« Lycéens au Cinéma », c’est l’occasion pour nos lycéens de voir chaque année trois films de qualité dans des conditions idéales de projection. Description du dispositif et présentation des films de la saison en court…

Les lycéens ont souvent tendance à réduire leur culture cinématographique aux grands succès populaires qui se regardent avec un panier de pop-corn et un coca. Et si les professeurs mentionnent en cours des films importants ou susceptibles d’élargir leur vision du 7e art, peu d’élèves chercheront à les voir. Et quand bien même : qu’est-ce qu’un écran de télévision à côté d’une salle de cinéma ! L’opération Lycéens au Cinéma permet aux élèves de découvrir au fil de l’année, sur grand écran et avec un son de qualité, trois films qui gagnent à être vus.

La sélection fait la part belle aux secteurs du cinéma dont le commun des lycéens a peu de chances de croiser le chemin. Ainsi, certains films ont parfois rebuté les élèves en bouleversant leurs habitudes de spectateurs : en 2010-2011, Hiroshima mon amour d’Alain Resnais restera dans les mémoires comme un grand moment de perplexité. À l’inverse, la sélection de 2011-2012 a plutôt remporté les suffrages et fait naître des débats entre jeunes spectateurs…

La première projection de la saison 2011-2012 était en fait un ensemble de trois courts-métrages : 200 000 fantômes, de Jean-Gabriel Périot (2007, 10 mn) présentait en musique un grand nombre de photographies prises à Hiroshima avant et après la Bombe. Par un procédé ingénieux, le monteur donnait l’impression de tourner autour d’un bâtiment ayant survécu à la déflagration, et qui est devenu le symbole de la ville ressuscitée.

Irinka et Sandrinka, de Sandrine Stoïanov (2007, 16 mn) explore l’histoire de la famille de l’auteur, au travers du témoignage de sa grand-mère : une enfance en Europe de l’Est marquée par le communisme et les tensions familiales. Le film allie de manière originale collages et différents styles de dessins pour faire naître un univers très particulier, étonnant et coloré.

Sur la plage de Belfast, de Henri-François Imbert (1996, 40 mn) retrace le parcours d’un réalisateur indépendant qui trouve une bande vidéo dans une caméra achetée d’occasion. Obsédé par ce film étrange, il décide de retrouver les personnes qui l’ont réalisé, et de le leur rendre. L’enquête le mène en Irlande du Nord, le premier jour de trêve depuis vingt-cinq ans. Il doit alors résister à la tentation de « couvrir » l’évènement comme les centaines de journalistes présents dans la capitale, pour poursuivre sa démarche poétique.

Festen, de Thomas Vinterberg (1998) est l’un des films fondateurs du Dogme 95, une congrégation d’empêcheurs de tourner en rond qui abolissent le tournage en studio, les effets spéciaux ou l’éclairage artificiel. Le film se déroule lors du fastueux anniversaire d’un homme entouré de sa famille, peu de temps après le suicide d’une de ses filles. Au cours du festin,l’aîné accuse le père de les avoir violés pendant des années, lui et sa défunte sœur. Une lourde symbolique émaille le film, et de nombreux niveaux de lecture sont possibles. Une séance difficile à digérer pour les élèves, notamment ceux qui n’ont pas bénéficié d’une formation en Cinéma. C’est pourquoi, dans les semaines suivantes, les élèves de l’option Cinéma-audiovisuel ont étudié l’œuvre en cours, avant d’aller la présenter à leurs camarades. On le sait, expliquer permet de mieux comprendre soi-même : ce travail aura donc permis à chacun de digérer un film aux vastes répercussions dans le cinéma d’aujourd’hui.

Et enfin Morse, de Thomas Alfredson (2009) où Oskar, 12 ans, rencontre une fille qui a 12 ans… depuis longtemps. Oskar finit par se demander si sa nouvelle amie ne serait pas liée à une série de meurtres sanglants commis dans le quartier. L’expérience proposée est plus riche que la plupart des films de vampires (on ne vous le cache plus, c’en est un), notamment au niveau de la profondeur des personnages. On nous parle de l’enfance, de la recherche de son identité, de la sexualité, de la différence… Ceci au milieu de pures scènes d’horreur, avec des effets spéciaux très impressionnants et une mythologie vampirique intelligemment développée.

Films de l’année 2012-2013

- La Mouche, de David Cronenberg
- To Be or Not to Be, d’Ernst Lubitsch
- Elephant, de Gus Van Sant

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